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samedi 1 septembre 2007

Chemin caché


Ce que j'aime de l'Allemagne, c'est que tu ne sais jamais où tu vas atterrir lorsque tu décides d'aller prendre une marche. Regardez ce sentier comme il est mignon et paisible... Je ne l'ai jamais vu et pourtant, j'erre autour de ce coin chaque semaine depuis mon arrivée ici.

Mais dans le fond...

Il suffisait simplement d'aller voir un tout petit peu plus loin et de creuser un tout petit peu plus...

C'est comme lorsqu'une personne va moins bien. On a tendance à regarder où ça fait mal et à se concentrer seulement sur le problème en question. Mais il important aussi de savoir, qu'autour de ce problème, si on cherche un tout petit peu plus loin, peut-être se trouve-t-il un chemin, une piste, une solution auxquelles votre problème est rattaché...

Et moi je l'ai trouvé.

samedi 28 juillet 2007

La magie de la musique

La musique occupe une assez grande place dans ma vie. Depuis que j'ai une auto et que je passe une très grande partie de mon temps à conduire, je gravais des CD (des fois j'en achetais OK!) et je les écoutais un par un jusqu'à ce que je connaisse les chansons par coeur, et ce, même si les paroles étaient parfois (souvent) inexactes.

C'est un peu difficile à expliquer, mais à chaque fois que je traversais une période ou un moment, j'écoutais un CD encore et encore, jusqu'à cette période finisse. Après je passais à un autre CD.

Par exemple, mon premier été après mon secondaire cinq, j'écoutais sans cesse du System of a Down. J'allais au théâtre avec mon amie en écoutant cette musique, je faisais des expéditions nocturnes avec cette musique, je faisais des sorties avec cette musique, etc.

Mais quand j'ai commencé le CÉGEP, j'ai changé de style de musique totalement. Un autre CD, d'autres chansons que j'écoutais à chaque fois que je me rendais au cégep sur la 40.

Après il y a eu mon deuxième été. C'étais mon trip de musique québécoise et francophone. Kain, Trio, Vallière, Malajube et j'en passe. Tout l'été j'écoutais cette musique, et même qu'à un moment donné nous sommes revenues, cette même amie et moi, au tounes quétaines qu'on écoutait lorsqu'on était très jeune: Backstreet Boys, Britney Spears (ça c'était plus mon amie; vous comprenez pourquoi je ne la nomme pas!), Spice Girls, Aqua et j'en passe.

Cette année, il y a eu l'épisode du déménagement: j'écoutais Najoua Béluzel, Les trois accords et Jonas (non il n'y a pas de liens entre chaque et demandez moi pas pourquoi je les écoutais en même temps!).

Le déménagement terminé, ce fût le tour à Akon, Shakira, Pussycat Doll et MIKA.

Juste avant mon départ, c'était encore MIKA, Pascale Picard et Linkin Park.

Maintenant, je suis ici, et j'écoute tous les CD qui me faisaient tripper avant.

La magie de la musique c'est ça: écouter des chansons et te rappeller des époques de ta vie. Qu'elles aient été bonnes ou mauvaises, c'est toujours agréable de ce rappeller certains événements survenus lors de l'écoute de telle ou telle chanson.

Se rappeller les gens avec qui ont était, les trips qu'on faisait, la vie qu'on menait.

Ce rappeller tout ça avec un sourire en coin; te rappellant soudainement d'un événement et t'empresser d'appeller ou d'écrire à ton ami(e) pour lui dire que tu penses à lui/elle.

Bref, la musique c'est fort, c'est spécial et c'est magique. Sans la musique, certains éléments de ma vie m'auraient manqué, puisqu'ils étaient tellement banals, que mon cerveau n'aurait pas pris la peine de les garder en mémoire.

Mais grâce à la musique, tu t'en rappelles et tu souris!

mardi 24 juillet 2007

L'enfant grandit et l'adulte recule

Je vis dans une famille de cinq personnes: Les parents, Félix, 3 ans et des jumeaux de 10 mois.

Le plus vieux a tellement d'énergie que je me demande comment il fait pour trouver toute l'énergie qu'il a en lui. Il ne se soucie de rien et s'amuse avec un rien: un bout de papier va traîner par terre, il va aller chercher des ciseaux en plastique et le découper en morceau. Il va jouer avec pendant une bonne demie heure. Vous savez ce que les adultes vont faire? Ils vont prendre le bout de papier et grignoter la liste d'épicerie dessus, les choses à faire, les personnes à téléphoner... Tout ça en 30 secondes et quart. Et ils vont repartir à la course après.

Vous savez aussi ce que fait Félix? Lorsque les jardiniers viennent, les mécaniciens, le plombier, la femme de ménage, n'importe qui, il va prendre ses outils et va aller les aider. Parce qu'il aime ça et il a juste ça à faire. Il découvre plein de choses. Les adultes vont se mettre en arrière et les critiquer. Critiquer leur travail, leur dire se qu'ils font de mal ou ce qu'il y a à réparer. Et après ils vont repartir à la course car ils doivent travailler.

Maintenant les jumeaux. Vous savez pourquoi un bébé de 10 mois a de la misère à faire ces nuits? Parce qu'il est tout excité car il a découvert ces mains aujourd'hui. Ou parce qu'il a réussi à se tenir debout durant la journée. Mais les adultes? Pourquoi ils dorment mal? Parce que ça a mal été à la job. Parce que telle personne est à l'hôpital. Parce que demain ils ont une grosse journée et ils ne savent pas comment ils vont faire pour passer à travers. Parce qu'il y a un bébé qui pleure dans la chambre d'à côté: il a perdu sa suce. Ou sa poupée a tombé par terre. Mais un adulte va pleurer parce que là tout va mal. Il est au bout du rouleau et ne sais pas comment s'en sortir.

La différence entre un enfant et un adulte? L'enfant s'illumine devant les petites choses simples de la vie. Il sourit lorsqu'il voit sa mère chanter et danser, lorsque son frère cours partout dans la maison, lorsqu'il sait que la bouffe s'en vient et que c'est l'heure du boire. Il sourit lorsqu'il voit sa grand-maman arriver, lorsque son père trébuche et transforme ça en véritable acrobatie. Bref, ça ne prend pas grand chose à un enfant pour sourire et être heureux.

Pour un adulte... Ça lui prend plus qu'une simple accrobatie pour sourire. Il va sourire s'il reçoit une promotion incroyable à son travail. Il va sourire s'il réussit à obtenir sa semaine de vacances lorsqu'il le voulait. Il va sourire si son/sa conjoit(e) l'invite au restaurant et s'il/elle paye. Il va sourire si le compte de téléphone n'a pas booster ce mois-ci.

Bref, un adulte, pour s'émerveiller et être heureux, c'est plus compliqué. Ça lui en prend plus. Il attend plus de la vie qu'un enfant de 3 ans. Avec le temps, il devient de plus en plus exigeant envers soi-même et envers ce qu'il attend de la vie. Il se fixe ces propres critères et objectifs et s'il les atteints, là il pourra dormir en paix et sourire dans son sommeil. Mais sinon, il continue à travailler sans remarquer que la vie passe à côté de lui.

Un adulte c'est compliqué, exigeant et ce n'est jamais satisfait.

Un enfant de 3 ans qui se dépêche de tout manger les Gummy-Bears que vous lui avez donner et qui vous regarde d'un air suppliant en vous en demandant d'autres, même s'il sait que la réponse sera non, vous ne trouvez pas ça comique vous?

dimanche 22 juillet 2007

Une randonnée en montagne qui se transforme en raisonnement philiosophique

Aujourd'hui, je suis allée faire une randonnée en montagne avec la famille chez laquelle j'habite. La montagne était immense, le sentier abrubt et j'avais le carosse des bébés qui pesaient une tonne à pousser. J'avais mal aux pieds, il y avait des bibittes partout et en plus il s'est mis à pleuvoir.

Mais vous savez quoi? Je m'en foutais. Oui c'était difficile, oui j'étais à bout de souffle et oui j'aurais pu tout abandonner et faire demi-tour. Mais j'avais un surplus d'énergie à dépenser et le goût d'aller au bout de moi-même. J'ai tout oublié et j'ai marché.

Juste pour voir ce que ça donnerais à la fin.

Finalement, j'y suis arrivée: au bout de la montagne, au plus haut sommet de la ville. J'avais une vue magnifique: les gros bâtiments de la Renaissance étaient sous mes yeux, les églises avec leur architecture incroyable, la rivière qui borde la ville d'Hameln et les toits oranges des maisons qui brillaient sous le soleil qui était soudainement réaparu.

L'air était bon et pur. J'ai pris une grande bouffée d'air et j'ai senti un immense sentiment de bien-être. Et vous allez me trouver quétaine, mais durant ce bref instant d'émerveillement, j'étais quand même très émue!

Vous savez pourquoi? Parce que j'ai réalisé une chose.

Dans la vie, il faut travailler fort pour en arriver à ces fins et il y a deux chemins qu'un individu a le choix d'emprunter. Durant tout le trajet, j'aurais pu me plaindre continuellement, me dire que je n'arriverai jamais à la fin, que j'aurais dont dû prendre l'auto et prendre la route qui mène au sommet à la place. Crier, bucher, pleurer, abandonner. J'y serai arrivé au sommet de la montagne, mais au lieu de contempler ce que j'ai atteint, je tournerai mon attention vers les bobos qui sont subvenus lors du parcours. M'appitoyer sur mon sors en me disant que prendre l'auto aurait été beaucoup moins pénible finalement.

Mais le résultat n'aurait pas été le même.

À la place, j'ai décidé de tout simplement aller de l'avant. Foncer, rêver, projetter. Au bout de la montagne, j'ai pu l'admirer et ne penser à rien d'autre qu'admirer le paysage. Profiter du moment présent et de la joie qui s'emparait de moi à ce moment là. Ensuite redescendre tranquillement, profitant du paysage, de la présence des gens qui m'ont acceuillis et prendre un bon souper sur une terrasse à l'extérieur.

Selon moi, nous prenons parfois des chemins qui ne sont pas toujours facile à apprivoiser. Mais il faut faire son possible pour tenter de faire en sorte, que ce chemin là, peut nous rendre heureux malgré tout et pas seulement le résultat qui vient après. Prendre le temps de vivre et de bien vivre. Faire de bons choix et regarder de l'avant.

Pour ce voyage, je profite de chaque instant présent pour en retirer le maximum de profits par la suite. Il y aura de bons, comme de moins bons moments. Mais c'est à moi d'être capable de bien dealer avec ces moments en y retirant le plus de positif possible.

Chaque expérience a son lot de positivisme, c'est à nous de les trouver.