samedi 29 décembre 2007

Une demie

Ça a fait six mois le 26 décembre que je suis en Allemagne. La moitié du chemin de fait.

Quand j'y pense, avant de partir, tout le monde me disait que j'allais revenir avant les Fêtes.

Ppppffff!!

Vous voyez, les Fêtes sont bientôt finis et je suis encore ici!

Quand j'y pense, je me dis que si l'autre moitié allait se passer aussi vite que la première, aussi bien commencé à faire mes valises tout de suite!

Le pire, c'est que la famille chez qui j'habite commence tranquillement à parler de la prochaine Aupair. Parce que bien que je me sens un membre de la famille à part entière, j'ai toujours mon statue de fille Aupair ici... Mais bon, ça me fait toujours un pincement au coeur de penser que je vais être remplacer bientôt.

J'ai tellement l'impression que j'ai noué des liens solides avec ma famille, surtout avec Annick, que j'ai du mal à penser que ce n'est que pour quelques temps et après on laisse tout tomber et on recommence à neuf.

Bientôt, Annick se remet dans ses recherches internet dans l'intention de trouver une autre fille Aupair, ré-acceuille une fille, refait le même manège qu'avec moi (c'est-à-dire l'introduire à la culture allemande, à la famille, à l'entourage, à la langue, lui montrer la job, lui compter sa vie, etc. etc.). Et tout ça dure un bon deux trois mois avant que la routine se réinstalle à nouveau, et quelques mois après, bien la routine est à recommencer.

C'est comme moi dans le fond. J'ai quitté mes amis, famille, entourage et vie au Canada pour en faire une nouvelle en Allemagne. Et maintenant que ma vie est bien installée ici, avec l'école, la famille et les amis, dans 6 mois je laisse tout tomber et recommence à neuf: retrouver ma famille, me refaire des amis (parce que il y en a une coupe qui ont soudainement disparus), me trouver un appart, une job et aller à l'école.

Je me demande là dedans pour qui ça va être le plus pénible.

Annick s'en doute.

Qui recommencera années après années.

En espérant que plus tard, elle n'oubliera pas sa première fille Aupair...

***

OK, je sais. Je pars seulement dans six mois. Je braillerai dans six mois vous allez me dire. Mais il faut habiter ici pour comprendre que six mois, ça passe vite en maudit et que ma date de départ, je la vois déjà arrivée sous peu.

mercredi 26 décembre 2007

25 décembre

14:30: Ca y est. C'est le "rush"total: Dans trente minutes nous devons partir pour aller chez les grands-parents. En trente minutes, nous devons:

1. Préparer les enfants, les changer, nourrir et les habiller pour dehors.

2. Préparer les vêtements et les choses pour la nuit.

3. Emballer les cadeaux qu'il restait à faire.

4. Repasser les vêtements qu'on avait oublié de faire plus tôt.

Bon, en trente minutes nous y serons arrivés, si Philipp n'avait pas brûlé ses pantalons 5 minutes avant de partir, si le p'tit gars de 4 ans n'était pas malade et n'avait pas fait une crise parce qu'il voulait rester coucher à la maison, si un bébé n'avait pas fait un caca qui s'étallait jusque dans le cou et si l'autre bébé n'avait pas casser un verre en vitre qui trainaît dans l'entrée.

15:10: Départ en vitesse des deux autos en direction des grands-parents, qui nous attendaient probablement, déjà, sur le seuil de la porte en tappant du pied. Déjà qu'il serait probablement fâchés parce que nous n'avions pas été porté la chaise-haute et le lit pour les bébés la veille afin de ne pas perdre TROP de temps la journée de Noël. C'est vrai que ça prend un gros cinq minutes monter un lit de bébé...

Durant le trajet: Pratique intensive de mon allemand me préparant dans ma tête des réponses aux questions qu'ils me poseront probablement.

15:35: Arrivée chez les grands-parents, qui, comme je l'avais prévu, nous attendaient sur le seuil de la porte. Nous passons au salon, impeccablement rangé et décoré. Le grand-père nous dit qu'étant donné que nous sommes beaucoup et qu'il manquera de place dans leur "minuscule" salle à manger, il a décidé de nous recevoir dans son "Party-Room" qui se situe dans l'aile Est de la maison. (Non, je blague sur l'aile-est! Mais bon, il fallait passer à travers une verrière et un jardin pour s'y rendre tout de même!). On parle ici d'une simple salle qui peut abriter une centaine de personnes, avec des toilettes pour hommes et pour femmes, avec la cuisine à l'arrière...

15:45: Distribution des cadeaux. J'ai reçu un très beau livre sur Hameln et des biscuits faits maison. Très gentil.

16:00: On sert le premier verre de mousseux ou de champagne... aucune idée c'était quoi, mais après un verre, tu te sens déjà pompette. Discours du grand-père nous souhaitant Joyeux Noël. Les enfants s'amusent avec leur cadeaux.

17:00: On passe à table. Le maître de la maison assigne des places. On me place entre lui et le mari de la soeur de Philipp... Plaisir garanti. Au moins je n'ai pas de bébés à m'occuper! On sert la soupe. Philipp se fâche parce que je ne me suis pas assise assez vite à la table. C'est un manque de respect pour la soupe qui a été préparée pendant 5 heures. Alors il faut la manger MAINTENANT. Le grand-père est irrité parce que nous avions commencé sans son accord... Les bébés crient parce qu'ils ont faim. De l'oie et des choux rouges, ce n'est pas leur repas préféré. On leur donne donc des toast, servis dans des assiettes de porcelaine. On soupe. Je fais attention pour ne pas couper mes patates avec mon couteau. Je jette des coups d'oeils discrets à mes côtés pour être certaine que mes manières sont correcte. J'ai fini mon assiette. Je mets mes ustensiles en X. Fière de mon coup, je regarde autour de moi, et me rend compte que lorsqu'on a terminé notre assiette, les ustensiles doivent aller dans la même direction et non placé en X, ce qui veut dire qu'on en veut d'autre. On me ressert donc de l'oie et du vin. Durant le souper, ils parlent, et parlent et parlent. On ne me regarde même pas et personne ne s'adresse à moi. Bon, au moins ils vont me laisser boire mon verre de vin en paix!

18:45: Le souper terminé, on sert des "Schnapps", qui servent de digestif. On m'en sert un. Je me rend compte que je suis la seule femme qui en prend. En disant "Prost", je réalise que le père de Philipp m'observe attentivement, attendant ma réaction après ma première gorgée de cette petite substance. Bah, ça doit pas être si pire que ça. Je prendre donc une bonne gorgée de ce fameux schnapps, croyant que c'était un shooter. Bon OK, c'était vraiment dégueulasse. Le coeur m'a levé. Essayant de masquer le mieux possible ma grimace et mon dégoût, je me rend compte que ça ne fonctionne pas très bien puisque tout le monde est crampé à la table...

19:00: On met les enfants au lit. Soulagement des grands-parents qui étaient en train de faire une crise de nerfs tellement ils faisaient du bruit. On s'installe autour de la table (je change de place très subtilement pour m'asseoir à côté d'Annick), on se sert du vin et ils parlent.

20:00: Toujours assis autour de la table et ils parlent...

21:00: On fait un échange de cadeaux. C'est le maître qui hérite du miens... J'ai acheté un stylo à 20 euros, mais je suis certaine qu'il va trainer dans le fond de son tirroir! Non sérieux, je pense qu'il a apprécié.

21:15: Le jeu est terminé. Ils continuent à parler et à boire... Je participe très activement... Mais seulement pour la partie "boire".

22:00: Ils parlent et ils boient.

22:10: J'arrête de boire, je suis en train de m'endormir carrément.

22:15: Je m'endors énormément. Peut-être que si je pose ma tête dans ma main, je vais pouvoir sommeiller subtilement? Essayons... Euh, non. Finalement, poser le coude sur la table, c'est pas vraiment poli. Tout le monde me regarde. Bon ok, essayons de trouver la conversation très intéressante... Pffff... ça raconte des histoires qui datent de 15 ans. Fait même pas 6 mois que je suis ici. En-t-k une chose est sûre: l'an prochain, à Noël, je fête pendant une semaine!

22:30: Ah merde, j'entends mon nom. Ils parlaient de quoi déjà? Ça fait une heure que je n'écoute plus. Je fais un signe de la tête... Ouf.. Ça a bien passé. On ne me regarde plus.

22:35: J'entends encore mon nom. Le maître va me poser une question! Bon enfin, il est interessé par moi!

- Maude, combien de temps qu'il te reste ENCORE à habiter en Allemagne?

Bon... il a juste hâte que je crisse mon camp dans le fond!

22:37: Le sujet Maude, est terminé, on passe à autre chose.

23:00: Bon il est assez tard. Tout le monde est saoûl. On va chercher les bébés, je remercie les grands-parents pour cette "magnifique" soirée et on part.

L'an prochain, j'aurai définitivement deux Noël à rattraper.

dimanche 23 décembre 2007

Noël

C'est fou comme un sapin de Noël peut faire passer toutes sortes d'émotions chez une personne. Surtout lorsque la personne est, pour la première fois de sa vie, loin de sa famille pour le temps des Fêtes.

Cette personne se dit, au départ, que le temps des Fêtes doit être très intéressant à passer à l'étranger: dans un autre pays, une autre culture, un autre monde. Mais dès décembre, lorsque la musique de Noël a pris place dans la maison et que l'ambiance s'est installée, la mélancolie fait vite surface et la personne pense tout d'un coup énormément à sa famille.

Cette personne se dit qu'il va être vraiment super de passer Noël dans une autre famille. Mais en voyant cette famille, décorant ensemble le sapin, tellement heureuse et tellement belle à voir, cette personne se dit qu'elle aimerait bien être avec sa propre famille aussi et passer du bon temps avec eux.

En voyant le petit gamin de 3 ans, motivé à faire le plus beau sapin afin que le Père-Noël ne l'oublie pas, cette personne pense soudain à son enfance; à tous ces moments de magie et d'attente, dans l'espoir de voir apparaître le Père-Noël par la fenêtre.

En voyant la famille, le papa, la maman et leur enfant, cette personne pense à son futur, à son avenir. Elle se dit que si, elle aussi, pouvait vivre ces moments plus tard avec SA propre famille, elle serait la personne la plus heureuse du monde.

Profitez de chaque instant, de chaque moment, et de chaque membre de votre famille, et ce, que ce soit Noël ou non.

Noël ne nous fait que rappeller qu'il est important de passer du temps avec les gens qu'on aime, pour permettre de la retrouver.

Essayez de garder cette magie tout au long de l'année, non seulement à Noël.

Bref, cette personne le fera très certainement après avoir passé au travers toutes ces émotions.

Et cette personne, bien, vous avez devinez qui c'est...

Elle s'appelle Maude, et le temps des Fêtes à l'étranger est, pour elle, une période qui lui fait réaliser à quel point elle aime ces proches.

Joyeux Noël à tous, et je pense BEAUCOUP à vous.

Je vous aime!

samedi 22 décembre 2007

Frustrations

OK.

Là là, quand j'appelle chez vous, arrangez vous donc pour y être.

Ça fait je sais pas combien de personnes que j'essaie de rejoindre depuis une éternité et ça répond JAMAIS.

Êtes vous tous morts coudonc???

jeudi 13 décembre 2007

L'apprentie allemande chez la coiffeuse

Moi (qui entre dans le salon de coiffure): Bonjour! Je suis venue pour me faire couper les cheveux et pour mettre de la couleur partout. (Aucune idée c'est quoi "teinture" en allemand...)

Coiffeuse: D'accord... Vous voulez quoi comme couleur?

Moi (qui me dirige vers le tableau des échantillons de cheveux): Euh... celle là!

Moi (Après un moment d'hésitation): Non finalement je veux cette couleur...

Coiffeuse: Ok, mais.... iehiohei oiehcioeuh oehcoiueu oejhuebdv oecubev. OK?

Moi: Euh... ok... (Bah, ça ne devrait pas être si important que ça... après tout, c'est simple et faisable ce que je veux!)


2 heures plus tard....

Je sors de chez la coiffeuse avec trois couleurs dans les cheveux: ma couleur naturelle, et des mèches de deux couleurs différentes, soient celles dont j'avais pointées plus tôt...

Une chance que je n'avais pas choisi une teinture mauve au début et changer d'idée pour du roux!

lundi 3 décembre 2007

Le retour en force de l'apprentie allemande

Je suis de retour!!!!


Après une absence très pénible pour vous (j'en suis certaine) me voilà de retour sur mon merveilleux blogue que je néglige de plus en plus. Mais bon, je n'arrêterais pas comme ça à écrire dessus (ou dedans?), non, non!! Parce que voyez vous, j'ai d'excellentes raisons pour (à?)continuer à (de?) vous donner des nouvelles de ma vie ici:


1. Je ne réponds plus à mes e-mails que mes amis m'envoient... À part si c'est un message qui demande 30 secondes à composer sur Facebook... Alors le seul moyen de (pour?) savoir si je suis encore en vie, c'est de venir voir mon blogue (après un mois d'absence de nouveaux billets, vous pouvez commencer à penser à peut-être appeller la police...).


2. Je n'ai pas le temps d'écrire à chaque personne pour parler de long en large de ce que je fais, alors le blogue c'est un bon moyen... Même si j'ai plus qu'un mois à vous compter!


3. Vous l'avez sans doute remarqué, mon français est vraiment nul! Je ne suis plus sûre de RIEN quand j'écris, alors j'écris des phrases bébés-lala! Alors en apprennant une troisième langue, j'en perd la première! (Voulez-vous bien me dire à quoi ça sert d'apprendre une autre langue si tu es pour perdre l'autre? En-t-k!). Alors bon, je dois avoir l'occasion de sortir mon beau français, sinon, je vais en arracher quand je vais commencer l'université l'an prochain!


4. J'ai un fan club qui viennent sur mon site 14 fois par jour dans l'espoir d'un nouveau billet... (Pffffff!!)



Mais là vous vous demandez sans doute: Mais qu'est-cé qui cé passé de bon dans sa vie depuis le 10 novembre?!


Alors je vais toute vous compter ça, mais tombez pas endormi tout de suite, je vais faire ça short and sweet!


Visites:


Visite de Salzbourg


Salzbourg est la ville où Sounds of Music a été tourné. C'est vraiment une ville magnifique, de style médiéval et très romantique. J'ai fais un Sounds of Music Tour, et j'ai pu voir tous les endroits où les scènes ont été tournés. Je n'y étais qu'une seule journée, alors le tour en mini-autobus m'a donné une bonne idée de la ville. Mais avoir su, j'aurais écouter ma mère lorsque j'étais jeune, et écouter le film un peu plus... qu'une seule fois!



Visite de Prague


C'est LA ville à voir... et à sortir! C'est tout simplement une ville magnifique, riche et impressionnante. J'y suis allée une fin de semaine, et revenue... complètement crevée, mais très charmée!


La famille


La famille chez qui j'habite est tout simplement extraordinaire et les enfants sont adorables. J'ai l'impression que je fais partie de la famille à part entière en étant à la fois soeur, amie et maman. Au début je comptais les jours qu'ils me restaient avant mon retour au Canada, et maintenant je tourne la page du calendrier avec une boule dans la gorge, me disant que le temps qu'il me reste à vivre en Allemagne raccourcis de plus en plus...
Petite histoire super mignonne:
Il y a une immense toile accrochée dans la maison où sont étamper les mains de la famille. Nous l'avons accrochée dernièrement sur le mur, et Félix, en montrant la peinture à quelqu'un, se retourne vers Annick en demandant: "Mais maman? Où sont les mains de Maude?!"


L'école


L'allemand va bien. Très bien même. L'allemand reste une langue très difficile à apprendre, mais en la pratiquant beaucoup on y voit des résultats. Je change de niveau en février pour rentrer dans une classe plus avancée. Pendant ce temps, j'ai mes livres de Cégep à distance qui dorment dans le fond de mes tiroirs...



La vie sociale


Une chose est sûre: Les allemands, ils l'ont l'affaire pour faire le party! Chaque occasion est bonne pour faire la fête, et lorsqu'ils font la fête, ils ne la font pas qu'à moitié. C'est très intéressant de sortir dans un club en Allemagne. Premièrement, tous les clubs dans les grandes villes ferment à 7 - 8 heures du matin, et dans les petites villes, malheureusement, ferment très tôt (5h30 du matin...). La musique allemande est étonnament très bonne - même si je ne comprend absolument rien - mais j'ai commencé à m'y mettre pour être à l'heure dans les nouveautés et les "in" du mois! Et finalement, les allemands, lorsqu'ils dansent, ont beaucoup plus de techniques que les québécois! Beaucoup d'entres eux prennent des cours de danses de toutes sortes... et ça paraît sur la piste de danse!



Le Noël en Allemagne (je dédis se court texte à Annick qui m'a donné la merveilleuse idée d'écrire sur Noël !)


Noël est vraiment une fête importante ici. Premièrement, le premier du mois, tout doit être décoré. La ville brille de lumières de Noël qui illuminent le centre en entier. Le marché de Noël ouvrent ces portes, avec ces kiosques, ces restaurants, ces cafés et ces manèges. Tout le monde se donne rendez-vous au marché de Noël pour boire un Glühwein, un vin très chaud, typique allemand et pour fêter. Tous les dimanches avant de Noël sont sacrés. La tradition veut que chaque famille achète une couronne de Noël contenant quatre bougies qui sert de décoration pour la table. Chaque dimanche, on allume une chandelle de plus, en déjeunant en famille et en prenant notre café jusqu'au quatrième dimanche avant Noël. Enfin bref, pour un trois décembre, la magie de Noël est déjà fortement installée!



Moi et le Canada


Je sais que je donne très peu de nouvelles. Mais sachez que je pense à vous et je sais que vous comprenez. La période du temps des Fêtes est commencée, et la mélancolie s'installe de plus en plus chez moi. Noël étant une fête très familiale pour moi, il sera difficile de passer à travers cette période sans avoir une certaine tristesse de ne pas être présente avec vous. Mais ce qui m'aidera à passer au travers, c'est la visite de mon frère et de ma soeur qui arrivent le 3 janvier.


J'ai hâte de vous voir!

samedi 10 novembre 2007

L'apprentie allemande visite Hambourg



Après avoir visité la plus grande ville de l'Allemagne, Berlin, nous voilà arrivées, mon amie et moi, à Hambourg, deuxième plus grande ville et le premier port du pays.


Avant de commencer, je crois qu'il en vaut la peine de vous compter la manière dont nous nous sommes rendues à Hambourg, puisqu'en effet, nous nous y sommes rendues avec peine et misère (et je suis certaine que mon amie aussi peut vous l'affirmer!)!


Notre train partait à 6hrs 30 le matin. Il fallait donc se lever à... ouf... 5 heures. Nous étions assez crevées de la veille et disons que la nuit a été assez courte merci! Mais, il était important pour nous de passer le plus de temps possible pour visiter cette grande ville, et compte tenu du fait que cela prend 3h30 pour s'y rendre, nous en avons conclu que 6h30 était une bonne heure pour partir. L'heure de retour était fixée à 20h30 à Hambourg, donc le retour à la maison vers minuit.


Alors bref, nous sommes dans le train en partance vers Hambourg et tombons dans un sommeil assez profond. C'est la voix d'un p'tit monsieur qui parlait en allemand qui me réveille:


Monsieur: marmonnements... pagooyrbsblliieopvboueoiufvbeibv.... marmonnements... Hambourg.


(Je crois qu'il était de bonne heure pour lui aussi!)


Et le train s'arrête. Alors nous nous dépêchons mon amie et moi à sortir du train, toujours endormies, et à se retrouver à l'extérieur.


Moi: Euh... Bon la gare n'est pas aussi impressionnante qu'à Berlin... Même qu'elle ne fait pas le vingtième de sa grosseur.. mais bon... Hambourg est quand même plus petite que Berlin hein!


Mon amie: Si tu le dis...


Nous commençons à marcher, mon amie toujours endormie et moi qui regarde les pancartes, à la recherche du centre.


Moi: Bon je vais demander au petit monsieur là-bas... Pardon monsieur? Par où dois-je aller pour me rendre au centre?


Monsieur: Vous y êtes madame!


Moi: D'accord... Et l'information touristique c'est par où?


Monsieur: Euh... Il n'y a pas vraiment d'information touristique dans cette ville!


Moi (à mon amie): Bah il doit se tromper! Voire qu'il n'y a pas d'information touristique à Hambourg! On va continuer à marcher, on va bien finir par trouver un jour!


Alors nous marchons, pendant... ouf... une bonne heure et demie. Et pendant cette heure et demie là, l'idée qu'il était peut-être possible qu'on ait débarqué à la mauvaise place se forgeait de plus en plus dans mon esprit.


Jusqu'à ce que j'arrive à un arrêt d'autobus et que je consulte la map de la sois-disant ville de Hambourg.


Résultat: j'étais complètement dans le champ; nous n'étions pas à Hambourg, mais à HARBOURG!!


Moi (à mon amie qui n'avait pas réalisé encore): Euh.. ne sois pas fâchée après moi.. Mais il faut que tu comprennes que ça fait seulement deux mois que je suis des cours d'allemand... Alors parfois, il se peut que je ne comprenne pas TOUT ce que les gens disent.. Comme le monsieur qui parlait à l'interphone dans le train...


Alors bon, nous faisons demi tour, et une heure plus tard, nous arrivons finalement à Hambourg. (Dire que nous avions perdue 2h30 de notre visite, alors que nous aurions pu dormir!)


***


Hambourg, ville-état et une des seizes provinces de l'Allemagne, a été fondée par Charlemagne en 830. Elle est située au nord du pays et compte 1.8 millions d'habitants.


La ville possède quelques bâtiments historiques, tels le monuments à Bismark et la mairie, mais elle impressionne surtout par son port et par son syle.


Hambourg est une place pour flâner, se promener, magasiner, marcher sur le port, manger dans de bons restaurants et faire la fête durant la nuit.


Cette ville m'a beaucoup charmée et je vous dirais qu'elle est ma ville coup de coeur jusqu'à maintenant. Certe, je n'y ai passé qu'une demie journée, mais j'espère sincèrement pouvoir y retourner (avec un peu plus de 20 Euros cette fois!) pour profiter des restaurants, des boutiques et des bars.


Je vous montre quelques photos, et malgré la mauvaise température, vous pouvez y voir tout le charme qu'elle procure.







***

Pour revenir à mon voyage, comme je le disais tantôt, il a été difficile de profiter au maximum de cette ville avec seulement 20 Euros dans les poches. Alors à 16 heures, notre visite était terminée. J'avais les pieds qui enflaient et les empoules qui se manifestaient de plus en plus. Alors nous en sommes convenues, mon amie et moi, qu'il était temps de rentrer, et que peut-être était-t-il possible de changer l'heure de notre retour, sois la devancer de quatre heures!

Mais à moins de payer 75$ de frais, il était impossible de changer l'heure.

Nous prenons donc le train à 20h30 comme prévu et, la fatigue revenue, je me suis encore trompée durant l'escale que nous devions prendre à cause des cheaps-tickets que j'ai pris et nous avons retardées... d'une heure et demie... pour revenir à la maison... complètement vidées... à 1h30 du matin...

Bonne nuit à tous!!

samedi 27 octobre 2007

L'apprentie allemande viste Berlin

Honnêtement, je repoussais sans cesse l'écriture de ce billet parce que j'ai visité, cette semaine, la capitale de l'Allemagne, Berlin. Pas besoin de vous dire que cette ville est très riche en histoire et comme je voulais vous donner une bonne idée de la capitale, je me devais de faire quelques recherches avant de commencer. Évidemment, je ne suis pas spécialiste en la matière alors les "p'tits-Joe-connaissant" s'abstenir!

***

Il faut avant tout préciser que Berlin est nommée capitale de l'Allemagne seulement depuis le 3 octobre 1990, environ une année après la chute du mur de Berlin ( 3 novembre 1989). Avec ces 3 400 000 habitants, la capitale est classée neuvième en terme de population au sein de l'Union Européenne. Berlin comporte douze arrondissements, mais évidemment, nous n'avons pas eu le temps, mon amie et moi, de visiter Berlin au complet en deux journées.

Jour 1: Charlottenburg et Centre-Ouest

Nous avons commencé la journée par une visite du Château de Charlottenburg. Le prince-Électeur de Prusse Frédéric III y fit construire, entre 1695 et 1699, un magnifique palais pour son épouse Sophie-Charlotte. Il donna le nom de la pricesse au château. (Avis à mon futur époux: moi aussi plus tard je veux un château en mon nom!)


Après avoir rêvasser sur le bord de l'eau, nous sommes allées prendre une marche sur Kürfurstendam, une des plus célèbres avenues de Berlin. L'imposante église du souvenir empereur (en allemand: la Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche) est située sur cette rue et ne manque pas d'attirer bien des regards à cause de la ruine de la tour, commis durant la Deuxième Guerre mondiale, qui a été laissée telle quelle.




Nous avons continué notre voyage en allant faire un peu de sport: Escalade de la tour de la victoire à pied, et marche à travers le Tiergarten jusqu'à la porte de Brandebourg! La porte de Brandebourg fut un moment particulièrement touchant, étant donné du symbolisme de celle-ci (en passant, elle figure sur le 0,20 Euros!).







Nous avons continué notre marche en allant s'amuser un peu dans l'Hollocoste et finalement aller voir le restant du mur de Berlin. Pas besoin de spécifier qu'à la vue du mur, j'ai été très touchée de pouvoir enfin mettre en image ce que je lisais depuis longtemps sur l'histoire de Berlin.



Nous avons finalement terminé la soirée à la Place du Potsdam, au coeur de Berlin, qui est devenue une véritable attraction, avec ses nouveaux bâtiments modernes et ces nombreuses fêtes à l'intérieur.






Jour 2: Camp de concentration Sachsenhausen et Centre-Est

Nous nous sommes dirigés en matiné de la deuxième journée au camp de concentration de Sachsenhausen qui se situe à 35 km au nord de Berlin. Le camp fut construit par des détenus des camps de l'Emsland (à la frontière des Pays-Bas) au cours de l'été 1936. Plus de 200 000 personnes furent internées à Sachsenhausen entre 1936 et 1945. Des dizaines de milleirs de détenus succombèrent à la faim, aux maladies, au travail forcé et aux sévices infligés. Après l'évacuation du camp fin avril 1945, d'autres milliers de détenus périrent le long des routes de la mort. Environ 3000 malades, médecins et infirmiers, laissés dans le camp au moment de l'évacuation, furents libérés les 22 et 23 avrils 1945 par des soldats polonais et soviétiques.





Après la camp de concentration nous sommes retournées à Berlin pour visiter le centre-est et terminer la journée avec un peu de shopping au Alexander Platz.

Nous avons vue la tour des Télécommunications, tour haute de 368 mètres, construite en 1965-1969, la cathédrale de Berlin et la Marienkirche, séparés d'à peine 250 mètre l'une de l'autre. Étant donné le peu de temps qu'il nous restait le trop grand nombre de choses à voir, nous avons décidés de faire un tour de bateau où nous avons fait la tournée des bâtiments historiques en une heure à peine.




Évidemment nous n'avons pas eu assez de deux journées pour visiter la capitale, une journée et demie si nous comptons la visite du camp de concentration à l'extérieur de Berlin mais qui vaut le détour à 100%.

J'ai pu tout de même me faire une bonne idée de cette ville très riche en histoire et perturbante à certains endroits. Mais Berlin reste avant tout une ville très touristique, qui est loin de ressembler aux autres villes, moins importantes, de l'Allemagne. On y retrouve un concept très urbain, très ville, qui fait que Berlin n'est, pour moi, pas très représentative des villes de l'Allemagne du Nord.


mercredi 10 octobre 2007

Chez-moi

En arrivant en Allemagne, il y a maintenant (déjà) 3 mois et demi, je me sentais plus en visite qu'habitante. Je me sentais en visite pour la simple et bonne raison que je passais incognito dans la rue et que lorsque je faisais une sortie, je ne comprenais absolument rien de ce que les gens disaient.

Maintenant, je me sens plus chez moi quand...

  • j'ai ma carte d'autobus mensuelle et que je peux aller partout où je veux;

  • lorsque je vais au café du coin, le caissier sait tout de suite quoi me servir;

  • je me promène en ville et que je rencontre toujours une personne que je connais;

  • j'ai ma propre carte banquaire et que je recois déjà des comptes ou des factures non payées...

  • le téléphone sonne à 11 heures du soir et que c'est pour moi;

  • je vais avoir mon propre téléphone cellulaire;

  • mes fins de semaines sont remplies à cause des activités et sorties prévues entres amis;

  • je n'écoute maintenant que de la musique allemande et regarde la télévision en allemand;

  • je suis inscrite dans une activité régulière - dans mon cas c'est l'entraînement dans un gym- et qu'on commence à m'achaler avec des promotions;

  • je ne fuis plus lorsque je me promène dans la rue avec les bébés et que les gens m'arrêtent pour me jaser.

Bref, toute ces petites choses font que je me sens enfin "chez moi" (drôle de paradoxe puisque mon chez-moi est au Québec) et qu'il sera difficile des les abandonner en juin...

mardi 9 octobre 2007

STG: Société de transport germanique

Bon j'ai trouvé quelque chose que j'HAISSAIS en Allemagne: Les autobus. La STM allemande si vous voulez.

Vous voyez, les autobus passent à ton coin à tous les 25 minutes. Alors si tu manques ton bus, ce n'est pas à Montréal où tu attends 5 minutes et l'autre arrive. Non non! Tu attends et tu gèles dehors!

En plus la semaine, les autobus finissent à 20 heures!! Ça veut dire pas de cinéma, pas de sorties dans un bar ou dans un club le vendredi soir si tu n'as pas d'auto!

La samedi, un autobus à toutes les heures. De huit heures le matin à 17 heures.

Le dimanche c'est encore pire, c'est à toutes les deux heures; de 11 heures à 17 heures...

En plus, et c'est pas fini, non seulement c'est super compliqué prendre l'autobus à cause des horaires (et je ne parle pas quand il y a un transfert à faire), ça coûte super cher! Un aller coûte deux euros... Faite le transfert en dollars canadien et ça donne 3.12$... Une carte mensuelle coûte environ 50 Euros et tu n'as le droit d'utiliser que la ligne qui se rend de chez toi jusqu'en ville...

Alors bref, j'ai maintenant compris pourquoi les rues étaient vides en ville à 20 heures 30 le soir!

vendredi 5 octobre 2007

Autres pays: 1, Canada: 0

But du jeu: Représenter le plus fidèlement possible son pays

Dans mon cours d'allemand, le professeur s'amuse beaucoup à nous poser divers questions sur divers sujets sur notre pays. Par exemple, on nous demande de parler du système scolaire, de la musique, de l'histoire, de la télévision, de la politique, des professions, etc.


Dans mon cours, il y a un groupe d'arabes, un groupe de l'Ukraine, un groupe de la Turquie, de l'Angleterre, de la Pologne, du Maroc et de la Russie. Chaque groupe comporte deux membres ou plus.

Mais le groupe canadien ne comporte qu'un seul candidat: Moi, jeune fille de 19 ans, qui s'efforçait avant de partir à l'aventure d'en lire le plus possible sur la politique, l'histoire et sur l'actualité du Québec et du Canada. Je me suis rendue compte bien assez vite que mes connaissances sont assez limités.

Alors que les autres ont droit à l'aide de leurs équipiers pour répondre correctement à une question, moi, j'en ai pas.

Alors, je suis seule pour vous représenter, chers amis du Québec, Canada et seule pour donner une image juste et concrète de notre pays.

Vous me faites confiance?

mardi 2 octobre 2007

Rien à dire

Je m'excuse à l'avance pour le léger retard accumulé au cours des derniers jours sur l'écriture de mon blogue super palpitant.

C'est juste que... Tout va bien!

Vous savez, quand quelqu'un vous demande comment vous allez et que vous répondez que ça va mal, vous discutez du problème en question pendant un long moment.

Mais quand la réponse c'est que tout va bien, alors il n'y a pas grand chose à dire de plus. Alors c'est de même pour moi: tout va bien alors je n'ai rien à dire de plus!

Mais bon, je ne vous laisserais pas comme ça; j'ai quand même quelques petites histoires à vous racontez!


Histoire numéro 1:

Vous savez que j'ai commencé mon cours d'allemand il y a maintenant un mois. Immaginez vous donc que nous devons encore arrêter le cours quelques minutes décortiquer mon nom! Après tout ce temps, on n'est toujours pas capable de le prononcer correctement!


Histoire numéro 2:

Je me suis faite traiter d'impolie parce que j'avais pris la place du maître de la maison à l'heure du dîner. Mais il vient dîner une fois par deux semaines... Sans commentaire.


Histoire numéro 3:

Je sais comment dire Bonjour en: Italien, Espagnol, Allemand, Anglais, Polonais, Turquien, Arabe et Russe. C'est quand même pratique des cours de langues!


Histoire numéro 4:

J'enseigne le français à un Turc parce que pour lui le français c'est la plus belle langue. Je pense qu'il a raison!


Histoire numéro 5:

Dimanche, pour la première fois que je suis ici, je suis allée manger au MacDonald avec mon amie. Vous savez ce que j'ai pris? Hamburger? Croquettes de poulet? Frites? Big Mac? En fait j'ai pris une salade...


Histoire numéro 6:

Les cartes banquaires et les cartes de crédit ne font qu'une ici. Elles sont comme un espèce de team. Si tu n'as pas d'argent maintenant, tu peux payer avec ta carte débit-crédit et à la fin du mois, on enlève automatiquement le montant dans ton compte. Qu'est-ce qui arrive s'il n'y a pas d'argent? On vous envoie une belle facture à payer au P.C. avec 6 Euros de frais supplémentaire à payer. Je pensais n'avoir en ma disposition qu'une carte banquaire. J'ai été assez surprise lorsque j'ai pu m'acheter un manteau, une veste et deux chandails alors que je n'avais que 30 Euros dans mon compte...


Histoire numéro 7:

La saison des pluies est commencée. Alors il pleut 7 jours par semaine, 24 heures sur 24.

***

Bon lorsqu'on vient à parler de la température, c'est parce que vraiment, on a plus rien à dire.

Mais bon je me suis forcée tout de même pour vous écrire un peu plus que trois lignes!

Bonne semaine tout le monde!

dimanche 16 septembre 2007

Fière d'être québécoise

L'AQA : L'Association Québécoise en Allemagne.

Sympa comme idée non? La famille dans laquelle j'habite est moitié québécoise, moitié allemande et elle fait partie de l'AQA.

Je reviens tout juste de passer deux jours à Olsberg, un mignon petit village dans l'Hochsauerland (province en Allemagne), avec une trentaine de personnes... québécoises.

Tel ne fût pas le plaisir que j'avais d'enfin pouvoir parler le VRAI québécois avec de VRAIS québécois. Je n'avais pas besoin de parler lentement, bien articuler, changer les expressions pour me faire comprendre, comme je le faisais avec les français. Je disais mon nom une fois et les québécois comprenaient immédiatement (en passant, on a arrêté le cours d'allemand pendant 10 minutes cette semaine pour "décortiquer" mon nom ultra-compliqué).

En passant en face de la maison où j'habitais je pouvais voir un magnifique érable dont les feuilles avaient déjà pris la teinte d'orangé. La fenêtre principale du devant de la maison était décoré d'un immense drapeau du Québec. Nous nous sommes stationnés dans la rue, et quelques autos portaient fièrement leur drapeaux et leur collants de notre province.

En pénétrant dans la cour, les gens nous ont immédiatement aidé à entrer nos choses dans la maison, à prendre un bébé ou à s'occuper de Félix. Durant l'heure du repas, l'hôte n'a pas eu de vaisselles ni de ménage à faire; chacun donnant un coup de main ici et là.

Je ne connaissais pas ces gens, mais je me sentais enfin, et finalement accueillie et comprise. Les québécois étaient chaleureux, tous aussi enthousiasmes les uns que les autres de connaître notre histoire, notre back-ground.

Nous parlions de l'Allemagne, ce que nous trouvions différent, choquant ou amusant de la vie germanique. Nous échangions sur nous, sur comment nous avons réussis à bien s'intégrer à la vie allemande. Des québécois sont ici depuis 15 ans, d'autres depuis 1 an, et d'autres, comme moi, depuis quelques mois seulement. Les nouveaux questionnaient et les plus vieux répondaient.

Bref, pour la première fois depuis mon arrivée, jamais je n'ai été aussi fière d'être québécoise, de parler le québécois et d'agir comme une québécoise.

Soyez fiers de votre province, de votre culture et de votre langue.







vendredi 14 septembre 2007

Au bout du monde

Une question que mon professeur d'allemand m'a posée aujourd'hui:

" Je me demande comment le système scolaire fonctionne en Amérique ?"

Est-ce que je suis si loin que ça pour nommer l'endroit où j'habite par son continent?

mercredi 12 septembre 2007

L'art de garder trois enfants en bas âge

Il est l'heure de changer les bébés et de les mettre en pyjama, mais il y a de la rénovation dans leur chambre, c'est le bordel total et en plus, ils ont terriblement peur de la scie mécanique.

Pendant ce temps, Félix court partout car il a envie de faire pipi, mais ne peut pas défaire son pantalon. Résultat: Il fait pipi par terre.

Je change les bébés à toute vitesse, descend en bas pour leur donner à manger, mais Félix aussi a faim, alors décide de manger les assiettes de leurs frères pendant que j'ai le dos tourné. Les bébés ne sont pas contents, il y a une bataille de bouffe générale qui prend forme dans la salle à manger. Résultat: Il y a de la nourriture partout!

C'est l'heure de donner les biberons. Annick et moi prenons chacun un bébé, lui donne le biberon pendant que Félix écoute la télévision. Les bébés s'endorment tranquillement dans nos bras, et au moment où ils sont finalement endormis, Félix choisit exactement ce moment pour chanter des chansons à tue tête dans la maison. Résultat: Les deux bébés sont réveillés!

Quinze minutes plus tard, nous réussissons à les coucher chacun dans leur chambre (à cause des rénovations, il y en a un dans la chambre de Félix, et l'autre dans la chambre de papa et maman).

Au tour de Félix à mettre au lit maintenant; c'est donc l'heure de prendre un bain. Pendant que je fais couler l'eau du bain et que je lave en vitesse Félix, celui-ci en profite pour ouvrir le bouchon pendant que je suis occupée à le laver. L'eau ne monte pas dans le bain, alors elle coule pendant déjà un bon moment. Résultat: Les deux bébés sont réveillés à cause du bruit du robinet.

Nous allons donc, Annick et moi, prendre chacun un bébé et lui chanter une berceuse pour qu'ils puissent se rendormir. Félix, toujours dans le bain, décide de jouer avec les bateaux et, les bateaux étant très agités cette soirée là, fait splish et splasch partout dans la salle de bain. Résultat: Inondation d'eau dans la pièce au complet.

Annick chicane Félix de son gros manque de discrétion et celui-ci n'étant pas content, mais pas du tout d'avoir été sorti du bain trop vite à son goût, décide de "pêter" une crise incroyable: il pleure, crie et court partout dans la maison. Résultat: Les bébés se re-re-re-réveillent.

Finalement, je descend en bas avec un des bébés, Annick embarre Félix dans sa chambre et tente de ré endormir l'autre bébé dans la chambre des parents.

Une demie heure plus tard, tout le monde fini par s'endormir et à 6 heures le lendemain matin,

C'est le même manège qui recommence...

Résultat: Je ne suis plus sûre de vouloir quatre enfants...

dimanche 9 septembre 2007

Une journée pas comme les autres

Je suis crevée.

Les allemands ne sont pas capables de recevoir des amis ou de la famille tout simplement. Vous savez dans le genre: On invite plein de monde pour un barbecue, on fait des hot-dogs et des hamburgers, on achète de la bière, des sacs de chips et on est prêt à recevoir!

Et bien ici, ce n'est pas comme ça que ça passe!

Premièrement, on voulait que se soit dehors; l'intérieur n'étant pas très conforme pour recevoir une quinzaine de personnes. Alors, comme nous ne pouvions pas déterminer à l'avance la température, nous avions installé une espèce de tente-maison pour nous protéger du vent et\ou de la pluie. Mais là, peut-être fera-t-il très froid si l'on se fie aux tendances climatiques de cette semaine. Alors, nous avons loué une grosse chaufrette pour mettre dans la tente.

Deuxièmement, il faut de la nourriture pour les enfants et pour les adultes. Alors des hamburgers pour les enfants. Mais... si les adultes en veulent aussi? Alors des hamburgers pour tout le monde! Mais... il faut autre chose pour les adultes! Va pour des spearibs et du steak! Mais peut-être que quelqu'un n'aime ni les hamburgers, ni les spearibs et ni les steaks.. Alors on va faire du blé d'inde de plus, juste au cas!

Ah oui! Il y a les 50 sortes de salades qui vont avec! Salade césar, salade de pâtes, salade aux tomates et mozarella, salade de choux...

Nous avons commencé hier à préparer la nourriture et cette semaine à acheter le stock nécessaire.

Les invitations ont été lancées il y a trois semaines.

Troisièmement, la boisson. Bon de la bière pour tout le monde. Sauf que les allemands sont assez ''touchés'', alors nous avons acheté du vin - blanc et rouge - et de la bière. Mais il faudrait un petit digestif alors on rajoute une sorte d'alcool qui est aussi fort que du whisky pour après le dîner! Et il ne faut pas oublié d'acheter les 50 sortes de jus pour les enfants! Ni le café ou le thé à faire pour après dîner!

Quatrièmement, le dessert. Alors là c'est la même histoire. Un gâteau fait maison et quelques pâtisseries pour grignoter...

Maintenant, lorsque les allemands sont invités à quelque part, il faut acheter un petit quelque chose et 95% du temps, c'est un bouquet de fleur. Alors les fleurs fusaient de partout dans la maison, plus les petits cadeaux pour les enfants et les bouteilles de vin reçues en cadeau.

Ils sont restés assis pendant quatre de temps à parler et à attendre de se faire servir. C'est comme ça ici. Personne ne s'est levé pour faire la vaisselle ou pour simplement débarrasser la table. Ce sont les hôtes qui font ça (et dans le cas d'aujourd'hui... moi!).

Enfin bref. J'étais loin d'un après-midi normal passé entre amis à parler, à danser et à niaiser. C'était plutôt un après-midi des plus stressantes, car le moindre petit détail était examiné à la loupe. Tout devait fonctionner comme sur des roulettes pour que nos chers invités soient le mieux servis possible.

Et vous savez qui sont les invités?

De bons amis à la famille.

jeudi 6 septembre 2007

L'apprentie allemande visite le château Hämelschenburg

Schloss Hämelschenburg : Ancienne forteresse construite en 1588 maintenant devenu un château faisant parti d'un domaine privé. Le château est de style Renaissance de la Weser et est l'un des plus beau de l'Allemagne du Nord.

Château: Style qui renvoie aux habitations seigneuriales isolées, généralement en milieu rural, datant de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance.

Forteresse: Ville ou vaste place fortifiée de manière permanente permettant une défense militaire mais aussi la mise à l’abri de civils.

Source: http://www.erudit.org

mardi 4 septembre 2007

Roulement de tambour...

Après tous ces moments de stress à pratiquer mon allemand, à regarder toutes les 30 secondes dans le dictionnaire à la recherche d'un mot, à avoir passer les deux derniers jours sans dormir, à avoir mal au ventre, à la tête et à saigner du nez (ben oui, à ce point là!)... j'ai finalement eu mon VISA, les deux doigts dans le nez en plus.

Jusqu'à la DERNIÈRE minute j'ai cru que j'allais passer une entrevue pour vérifier mon niveau d'allemand.

Jusqu'à la DERNIÈRE minute je répétais mes réponses sans cesse dans ma tête.

Jusqu'à la DERNIÈRE minute j'ai rongé mes ongles et marché de long en large dans le corridor.

Jusqu'à la DERNIÈRE minute je me suis préparée à retourner au Québec, à planifier mon départ, à me convaincre que ce n'était pas grave, que ce n'est pas de ma faute.

Bref, jusqu'à la DERNIÈRE minute j'ai stressé comme vous n'avez pas idée comment.

Et lorsque j'ai cru que ça y était, que la dame venait me chercher pour l'entrevue, j'ai réalisé, qu'en fait, j'allais me faire prendre en photo.

Si je me fais prendre en photo, c'est parce qu'ils en ont de besoin pour mon VISA.

Et s'ils en ont besoin pour mon VISA, c'est parce que... je l'ai eu?

Comme ça? Sans ne rien dire, ne rien faire? Seulement à rester assise, à sourire bêtement et à faire des signes de tête pour montrer que je suis la conversation et que je comprend tout?

Et lorsqu'elle me dit que c'est beau et qu'elle me remercie pour ma visite, j'ai vraiment restée l'air bête.

C'est tout?!

Tout ces moments de stress pour... rien ?!

Bah oui.

J'ai même pas eu d'entrevue.

Je n'avais qu'à me présenter et signer les papiers.

C'est tout.

C'est fini.

Et honnêtement... Je suis vraiment déçue!

dimanche 2 septembre 2007

Moment de stress inutile (j'espère)

Desfois le système allemand est supide et vous fait stresser pour, je suis sûre et j'espère, absolument rien.

Essayez de comprendre ça vous: Si vous voulez venir travailler comme Aupair en Allemagne pour une durée de plus de trois mois, vous devez connaître la langue allemande.

C'est ce qu'ils m'ont dit lorsque j'ai appelé au consulat allemand à Montréal et c'est ce qu'ils ont redis lorsque je suis arrivée ici.

Le but d'une fille Aupair est de vivre dans une famille étrangère afin d'en savoir davantage sur leur culture et APPRENDRE LEUR LANGUE.

Pas l'apprendre AVANT d'arriver en Allemagne! C'est en étant en Allemagne que tu apprends l'allemand, pas au Québec!

Résultat: C'est devenue super compliqué.

Tout d'abord, j'ai dû prendre un billet d'avion d'un séjour de trois mois, le temps alloué à un touriste qui décide de venir passer du temps en Allemagne. Après trois mois, tu es kické out du pays. Donc, ça me donne trois mois pour apprendre la langue et faire ma demande de VISA.

Sauf que je n'ai pas le droit d'avoir commencé à travailler et être payer sans avoir mon permis de résidence, chose que j'ai fais dès mon arrivée ici.

Alors durant l'entrevue, en plus de me fendre la tête en quatre pour m'exprimer dans une langue que je connais à peine, je dois en plus mentir sur ce que j'ai fais de bon les deux derniers mois!

Et là, il faut que je change mon billet d'avion, parce qu'en théorie je suis supposée repartir le 25 septembre. Changer la date de retour coûte 230 dollars de frais de déduction et cela est si le prix du billet n'a pas augmenté d'ici le mois de juin... Sinon, tu payes le surplus.

J'ai parlé à une amie tantôt; elle m'a dit qu'elle connaissait cinq filles Aupair du Canada qui ont été renvoyé dans leur pays après l'entrevue. Elles ne savaient pas assez bien se débrouiller avec la langue...

Mon entrevue est mardi.

J'ai exactement 48 heures pour lire et apprendre le dictionnaire français-allemand par coeur.

Et aussi pour apprendre à mentir sans que mes narines gonflent.

Vous n'entendrez plus parler de moi d'ici mardi ou peut être plus, si j'ai manqué à mon entrevue.

Adieu.

samedi 1 septembre 2007

Chemin caché


Ce que j'aime de l'Allemagne, c'est que tu ne sais jamais où tu vas atterrir lorsque tu décides d'aller prendre une marche. Regardez ce sentier comme il est mignon et paisible... Je ne l'ai jamais vu et pourtant, j'erre autour de ce coin chaque semaine depuis mon arrivée ici.

Mais dans le fond...

Il suffisait simplement d'aller voir un tout petit peu plus loin et de creuser un tout petit peu plus...

C'est comme lorsqu'une personne va moins bien. On a tendance à regarder où ça fait mal et à se concentrer seulement sur le problème en question. Mais il important aussi de savoir, qu'autour de ce problème, si on cherche un tout petit peu plus loin, peut-être se trouve-t-il un chemin, une piste, une solution auxquelles votre problème est rattaché...

Et moi je l'ai trouvé.

jeudi 30 août 2007

Tout va bien dans ma vie

J'écris un billet alors que je ne suis pas supposée - j'avais dis un par semaine - mais je n'ai rien à faire.

En fait, ce n'est pas vrai. J'ai trop de choses à faire et j'ai l'impression que rien n'avance. Vous savez, je vous ai dit l'autre jour tout ce que je voulais réaliser cette année. Mes démarches allaient numéro un mais là je suis vraiment tannée.

J'haïs me lever le matin et dire qu'aujourd'hui, je fais ce qui est écris sur la liste parce que sinon le retard va s'accumuler, les devoirs vont s'empiler, les sorties et les voyages seront remis à plus tard.

J'haïs commencer un nouveau projet, être motivée à le faire les deux-trois premières journée, et après le laisser tomber parce que ça ne me tente plus.

J'haïs quand le monde me demande ce que j'ai fais aujourd'hui, si j'ai avancé dans mes affaires et que je dois répondre non, que je n'ai rien fais.

J'haïs quand je suis obligée de mentir, de raconter que j'ai mangé des fruits et des légumes toute la journée juste pour donner l'impression que je maîtrise bien mon alimentation alors que je me suis bourrée de biscuits aux chocolats lorsque tout le monde avait le dos tourné.

J'haïs quand j'ai l'impression que rien n'avance assez vite à mon goût, quand je veux que tout soit réglé MAINTENANT. Pas la semaine prochaine.

J'haïs tourner en rond et me demander ce que je pourrais bien faire pour avancer sans que ça demande trop d'énergie et de concentration et que finalement je décide d'aller m'écraser devant la TV.

J'haïs ne pas avoir d'argent et attendre à la fin du mois pour devoir aller chercher mes nouvelles lunettes.

J'haïs aller voir mes emails 15 fois par jour dans l'espoir de recevoir des nouvelles de mes amis et de ma famille, même s'il est 4 heures du matin chez eux et que de toute façon, je viens juste de leur réécrire lors de ma visite sur le net, ce qui veut dire 15 minutes avant.

J'haïs ne pas avoir de nouvelles de gens que ça fait longtemps que je n'ai pas parlé. Des gens qui sont importants pour moi, mais pour qui je ne le suis peut-être pas finalement.

J'haïs me sentir comme si j'avais l'impression que le monde commençait à m'oublier tranquillement pas vite. Le genre de personne qui s'habitue à ce que tu sois à l'autre bout du monde et qui continue à très bien vivre sans toi.

J'haïs ça relire mon texte que j'écris présentement et me dire que franchement, c'est vraiment poche ce que j'écris et en plus, c'est bourré de fautes d'orthographes.

J'haïs demander de l'attention et paraître pour la petite fille qui s'ennuie et qui veut se faire rassurer.

J'haïs ça devoir passer par l'écriture d'un billet stupide pour que mes amis et ma famille se rendent compte que je m'ennuie et que j'ai besoin de leur support présentement.

Bref, j'haïs ça dire ça, mais...
J'AI BESOIN DE VOUS!

mardi 28 août 2007

Paris, ville de touristes


Message envoyé aux amis et famille racontant mon voyage à Paris.

***

Bonjour à tous!!

Ça fait un bout que je ne vous ai pas écrit, alors je profite de mon moment de répis et de mon retour de Paris pour vous racontez mon voyage en détail!

Avec une organisation allemande qui se nomme Rainbow Tours, j'ai pu partir 5 jours pour Paris pour vraiment pas cher. En fait, le voyagement (en autobus) et l'hébergement ne m'ont coûté que 150 Euros. Pour un voyage à Paris, ce n'est pas cher. J'étais assez nerveuse au début étant donné que je ne connaissais ni Rainbow, ni les gens avec qui j'allais voyager. En plus, j'étais seule! Mais mes craintes se sont vites estompées lorsque j'ai réalisé qu'en fait, Rainbow était une très bonne organisation, simple et pratique. Ils nous ont concocté un itinéraire de voyage, des endroits qu'ils visitaient en autobus, si tu voulais suivre, tu te rendais au point B, sinon, tu fais ton voyage comme bon te semble.

Alors dans mon élan d'aventurière je suis partie dimanche soir, 20 heures, vers une destination des plus visitée au monde : Paris, la ville lumière! J'ai fais 13 heures d'autobus. Je vous vois d'ici sauter sur vos chaises, mais comme je voyageais de nuit, le trajet a passé assez vite.

Lorsque j'ai vu pour la premièrement fois une pendarte annonçant une ville française, j'ai sauté de joie, vraiment! Après deux mois à circuler dans un milieu tout à fait inconnu, dans une langue étrangère, ça m'a fait énormément de bien de pouvoir enfin commander un café en parlant le français.

Mais bon, la France n'est pas Québec. Je disais à Annick et Philipp que pour rien au monde j'allais changer mon accent devant les français. Que j'étais fière de mon accent québécois et que j'allais le conserver... Ouin j'ai eu beau essayer, mais il n'y a rien à faire: Bien qu'ils trouvent notre accent tout à fait charmant, les français ne nous comprennent pas! On me répondait même en anglais, croyant que le français était ma langue seconde! (Oui je sais, j'aurais dû le frapper!). Alors désolée, mais j'ai dû jouer à la française pendant les 4 jours que j'étais à Paris!

J'ai commencé par visiter Montmartre, lundi matin. Montmartre est une petit village très mignon situé dans le nord de Paris. J'y ai vu le Moulin Rouge et le Sacré Coeur, entres autres. Le Sacré Coeur offre une très belle vue de Paris, étant donné qu'il est situé au sommet d'une colline.

En après-midi, un gentil parisien que j'ai rencontré dans le métro (j'avais aucune idée comment le système fonctionnait) s'est offert de m'ammener à la Place du Châtelet où j'ai pu voir le centre Pompidou, l'hôtel de ville, la tour Saint-Jacques et un peu plus loin, Notre-Dame de Paris. La cathédrale Notre-Dame était assez impressionnante à regarder de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur.




J'ai attendu 1heure30 pour pouvoir monter au sommet de la cathédrale (il n'y a pas d'ascenceurs) et contempler la vue. J'ai vu les clochers, et l'intérieur de la cathédrale. Le seul hic, il y avait des tourismes comme vous n'avez aucune idée. L'intérieur, qui était supposé être un endroit paisible et calme, s'est transformé en vrai capharnaüm. Des flash ici et là, du monde qui criait, des enfants qui couraient partout, des groupes de tourismes qui se promenaient en troupeau et qui te bousculaient au passage... Mais bon, j'ai quand même eu 30 secondes de répis une fois à l'intérieur... C'est mieux que rien!


En soirée, j'ai visiter la Conciergerie, où 4176 prisonniers y furent détenus durant la Révolution et parmis eux il y avait Marie-Antoinette dont j'ai pu voir la chambre dans laquelle elle habitait en attendant son exécution. Assez perturbant comme visite en fait.


Par la suite, j'ai vu le Panthéon, le musée de Cluny et en soirée j'ai fait un tour de bateau sur la Seine où j'ai enfin compris la raison pourquoi l'on appelait Paris la ville Lumières!


Après un retour difficile à l'hôtel (Paris est sans contredis une ville très dangeureuse où il fait très peur se promener seule dans les rues à 10 heures le soir (j'étais perdue)), j'ai discuté un peu avec les filles avec qui je partageais ma chambre (des polonaises) et je me suis couchée (paragraphe vraiment inutile... je viens de m'en rendre compte!).

Mardi, j'ai commencé ma journée en visitant l'Opéra de Paris. Magnifique endroit, très riche et très grandiose. Comble de bonheur, les Galeries Lafayettes se trouvaient juste à côté! Alors j'ai passé mon avant midi à flâner dans les boutiques de marques réputés hors de prix (une écharpe coûte 100 Euros et un chandail 200 Euros), et je me suis laisser tenter par une magnifique paire souliers Adidas pas trop dispendieuse (si on ne fait pas le transfert en dollars canadiens!) et aussi par quelques "gogosses" en souvenir de mon passage à Paris!


L'après midi, j'ai vu la Place de la Concorde, et de la Place Vendôme, j'ai marché le long des Champs Élysées pour finalement me rendre vers un des endroits les plus visité de Paris: l'Arc de Triomphe.



Encore une fois, des tourismes, il y en avait, et des marches à monter, il y en avait aussi (quelque chose comme 500 marches à monter)! Mais bon, la vue de haut sur les Champs Élysées en vaut la peine, et comme il faisait beau, j'ai pu prendre de très belles photos.

Par la suite, direction vers LA place la plus "in" de Paris: La tour Eiffel! Est-ce que je vous ai dit qu'il y avait beaucoup de tourismes à Paris?! Pour acheter mon ticket à la billeterie: 2 heures d'attente. Pour monter au deuxième étage: 30 minutes. Pour monter au sommet: 1 heure. Pour redescendre: 1heure30. Pas besoin de vous dire que j'ai passé une très bonne partie de la journée à attendre, pour environ 30 secondes de contemplation et de "prenage" de photos. Mais bon, peut-être je ne retournerai jamais à Paris, alors il fallait que je monte au top de la tour!


En soirée, j'ai retrouvé mes chers amis de Rainbow Tour et nous sommes allés faire un tour d'autobus pour voir Paris la nuit. Encore une fois, voir les Invalides, la Tour Eiffel, le Musée du Louvres, la Place Vendôme et beaucoup plus, tout illuminés, valent vraiment la peine. En passant, à chaque début d'heure en soirée, la Tour Eiffel scintille pendant 10 minutes.

Mercredi il pleuvait, alors j'en ai profité pour visiter le château de Versailles et le Musée du Louvre. Pas besoin de vous dire que le château de Versailles est vraiment une place à voir, par sa grandeur, sa splendeur et par son historique et même s'il y avait un million de tourismes qui s'étaient donné rendez-vous cette journée, j'ai profité de ma visite pleinement. L'avantage qu'il y ait des tourismes à la tonne, c'est que dans la file d'attente tu en profites pour faire du social et c'est de cette façon que j'ai rencontré une manitobaine à l'accent du Lac-St-Jean!

J'ai passé le reste de ma journée au Musée du Louvre. Cet endroit est trop immense. Il est impossible de tout visiter et de tout voir en une journée. À moins que vous n'empruntez ma tactique: prendre le dépliant d'information qui propose les plus belles oeuvres à voir, courrir à cet endroit, faire clic clic et repartir en courant. Vous lirez l'historique après. C'est ce que j'ai fait. Mais bon il faut être motivé à l'idée de courrir à travers le Musée au complet et ce, même si tes pieds commence à enfler et les empoules à se manifester. Vous savez sans doute que c'est au Musée du Louvre que se trouvent la très populaire oeuvre de Léonard de Vinci, la Joconde. Je m'attendais à ce que la peinture soit vraiment immense, vous savez, le genre de peinture qui fais le mur au complet, où tu peux voir tous les détails de la mise en forme et les marques de pinceaux laissé par le peintre. Ben non. En fait, c'est une toile minuscule, de 77 par 53 cm (j'ai vérifié) et tu peux la contempler à au moins quatre mètres de loin. Il y a des agents de sécurié partout, et les photos sont interdites (bon j'ai quand même réussis à en prendre une très subtilement). Alors tu fais la queue pour voir la peinture à quatre mètres de toi, et vraiment, c'est casiment mieux de la regarder en format géant sur un poster, ça paraît plus impressionant!


J'ai finalement terminé ma journée (très épuisante) par une visite vite fait de la Défense qui en a value la peine, encore une fois, de faire un détour par le métro.


Je suis rentrée à 20 heures le soir, complètement crevée d'avoir couru de cette façon toute la journée en me disant que demain, comme dernière journée, j'allais y aller "molo". Mais en réalisant le nombre de places qu'il me restait à voir, j'ai réalisé que finalement, je vais devoir courir encore une fois!

Alors jeudi il pleuvait encore. Dommage. Mais bon, j'ai pu voir la Cité des Sciences et de l'industrie (perte de temps selon moi), la Sainte-Chapelle (très impressionnant, mais trop de touristes encore une fois), le palais du Luxembourg (ça doit être beau lorsqu'il fait beau soleil, mais à la pluie, c'est moins impressionnant), le Musée d'Orsay (dont j'ai attendu 1h30 sous la pluie pour entrer... Mais bon, j'ai pu voir les oeuvre de Picasso, Van Gogh, Degas, Renoir, Monet, Cézanne, etc, des oeuvres beaucoup plus intéressantes que le Musée du Louvres, selon moi (il faut préférer le contemporain aux vieilles oeuvres du Moyen Âge)) et finalement l'église Saint-Sulpice qui fût mon endroit coup de coeur du voyage. M'attendant à passer aux travers pleins de touristes pour visiter cette église, je me suis, en fait, trompée. C'était calme, il y avait peu de monde et ça sentait bon. Je me suis assise pendant 45 minutes, juste à regarder la petite chapelle qui était illuminée par des centaines de lampions et de chandelles. J'ai enfin pu relaxer et décompresser de tout mon voyage et profiter du fait que j'étais à Paris et vider ma tête pour quelques temps. Les gens qui visitaient cet église munie de leur caméra l'ont en fait ranger dans leur sac et ont arrêtés de parler le temps de la visite. Il n'y avait plus de courses à la photo; à prendre la plus belle et la plus impressionnante. Le temps de leur visite, les gens ont tout simplement oublié qu'ils étaient en train de visiter et en ont profité pour faire une pause.

Et voilà le récit de mon palpitant voyage à Paris.

Paris reste et demeurera une ville de touristes et petit conseil, évitez d'y aller durant la saison haute parce que vous ne pourrez pas profiter pleinement de votre voyage. Vous allez avoir un stress de plus de vouloir éviter les files d'attente et de vouloir tout faire et tout voir. De toute façon, Paris semble être aussi beau en hiver qu'en été.

Ça coûte extrêmement cher à Paris aussi. Une bouteille d'eau normale qui coute 60 sous au Canada va coûter 2,50 Euros à Paris. Vous voyez le genre. Un sandwich et un jus d'orange va vous coûter 8-9 Euros. Alors mettez du "lousse" dans votre budget, sinon vous risquez d'avoir de mauvaises surprises!

Pour les voyageurs seuls, il y a des bons comme des moins bons côtés de voyager seul. Le bon côté c'est le fait que tu organises toi même ton voyage; tu vois ce qui te tente de voir, tu mange lorsque tu as faim et tu suis ton rythme à toi, et non celui de l'autre. C'est vraiment un gros avantage d'être seul dans ce sens puisque si tu ne réussis pas à voir un monument ou un musée important, ce sera de ta faute et non celle de ton compagnon. Aussi, les goûts pour les musées varient d'une personne à l'autre. Une personne qui déteste les musées et les arts va visiter le Louvre en 2 heures maximum tandis qu'une personne qui veut tout savoir et tout voir, ça va lui prendre 1 semaine!

Points négatifs: tu ne peux pas vraiment profiter des petits cafés et des bons restaurants de la ville visitée. Tu as tendance, lorsque tu es seul, à manger sur le pouce et à prendre une sandwich take-out comme repas. Si tu veux faire un tour de bateau, comme moi je l'ai fait, on s'entend que c'est pour les ptits couples et c'est difficile de s'introduire entre deux amoureux qui veulent faire un tour de bateau tranquille avec romantisme... Encore une fois, tu profites moins des ces activités.

Et finalement, lorsque tu arrives au pied de la tour Eiffel, tu as envie de manifester ta joie et dire à quel point c'est trippant être à cet endroit. Tu gardes tes émotions et ton avis pour toi ce qui est dommage puisque tu as le goût crier de joie maintenant, et pas dans quelques jours. Enfin bref, je suis contente d'avoir tenter l'expérience au moins une fois dans ma vie d'avoir visiter une ville comme Paris seule, mais probablement que les prochaines fois je le ferai entre amis!

Sur ce, je vous laisse puisque vous êtes certainement en train de vous endormir devant l'écran de votre ordinateur!

J'attends des nouvelles de chacun d'entre vous,

Et à la prochaine!

Maude -xxx-




samedi 18 août 2007

L'art de la procrastination

Procrastination: terme relatif à la psychologie (et à la vie !) qui désigne la tendance pathologique à essayer de remettre systématiquement certaines actions (celles qui ne procurent pas de gratification immédiate) au lendemain (source).

***

J'ai appris ce mot pour la première fois lorsque j'étais en secondaire 1 et que mon prof d'écologie nous disait sans cesse que nous étions des parasites puisque nous attendions toujours à la dernières minutes pour remettre nos travaux scolaire. Nous étions des "procrastinateurs".

Je me disais qu'en autant que je les remettais mes travaux, il y avait vraiment pas de quoi s'énerver!

Par la suite, je me suis mise à réutiliser ce mot avec une très bonne amie à moi lorsque j'ai habité chez elle pendant 1 mois, l'été dernier. La vaisselle était toujours remise au lendemain, le ménage, le lavage, bref toutes les affaires "poches" (mais combien essentielles) étaient retardés. Nous passions nos sorties dans les clubs, les séances de magasinages, les soupers au resto (moins de vaisselles à faire) et les soirées au cinéma en premier. Bref, à chaque fois qu'on remettait quelque chose à plus tard, on chantait en coeur "Procrastination" avec comme air de fond la chansion d'Ohio, Come back to Texas.

Et maintenant me voilà, devant l'ordinateur à chater, à répondre à mes e-mails, à écrire ce billet et à écouter de la musique, à 10h30 du soir... alors que je devrais vraiment faire mes bagages puisque je vais à Paris demain et je reviens vendredi.

Bah, il me reste toujours demain pour compléter, je ne pars qu'à 20 heures. Je ne travaille que l'après-midi; il me reste le matin (quoique j'aimerais bien dormir, j'ai besoin de sommeil) et demain soir (faut quand même que je soupe et que je me rende à la gare.. et y aller prend une heure, mais bon c'est un détail) pour paqueter.

Alors vous voyez, il me reste encore plein de temps pour:

1. Choisir 3 paires de souliers maximum à apporter sur les 15 que j'ai;

2. Choisir ma garde-robe pour la semaine: il me faut du linge d'hiver, d'été, de printemps, du chic, du moins chic, du décontracté, du confo... Sans oublier choisir entre mes manteaux (le long blanc ou le noir? Un veston brun ou blanc? Un manteau de printemps ou un manteau de pluie?);

3. Choisir, le plus stratégiquement possible (c'est à dire selon le linge, les souliers et les boucles d'oreilles que j'apporterai) laquelle de mes 8 saccoches (4 noires, deux rouges, une blanche et une brune) j'apporterai et qui conviendrait à TOUT ce que j'ammènerai (bon, j'aurais tendance à voter pour la noire, mais j'en ai acheté une nouvelle, rouge, débile! Il faut vraiment que je me promène dans les rues de Paris au moins une fois avec! Bah, il va bien rester une place quelque part pour la coincer entre deux morceaux de linge...)

4. Essayer de faire rentrer tout ça dans un espèce de sac à dos avec mille poches et zippers un peu partout (parce les valises ne sont pas accepté, et la grandeur du sac est de 80 cm / 40 cm /40 cm);

5. Laver tout mon linge, parce que je n'ai pas fait de lavage cette semaine et je n'ai plus de jeans;

6. Organiser mon voyage, alors je dois m'arranger pour pouvoir visiter Montmartre, le Basilique Sacré-Coeur, Moulin rouge, Musée Montmartre, la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, Notre-Dame de Paris, Château de Versaille, la Seine, les Champs-Élysée, la Bastille, le Panthéon, le Musée du Louvre, la tour Montparnasse... en trois jours et demi;

7. Lire un peu l'histoire de Paris parce qu'il n'y a rien que j'haïs le plus que d'avoir l'air d'une tarte devant une bande d'intellectuels dans un musée super historique;

8. Aller acheter des batteries pour ma caméra numérique;

9. Avec mon sens de l'orientation sublime, il faudrait que j'imprime une coupe de MAPS de Paris... Juste au cas où mon sixième sens me lâcherais.. (OK, je l'avoue je suis nulle en orientation!);

10. Essayer d'apporter de la bouffe non périssable, de manière stratégique, encore une fois, parce que j'ai un budget très petit et disons que la bouffe passe en dernier lorsque j'aurais les Galeries Lafayette juste devant moi...

Finalement...

Je suis peut-être mieux de commencer maintenant!

Vive la procrastination!